Les 5 principales tendances à retenir de l'ECR 2018 à Vienne

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L'énorme dragon rouge qui dominait la zone d'inscription de l'ECR 2018 (European Congress of Radiology) a été le centre de nombreuses photos toutes aussi remarquables, mais quels furent les sujets significatifs et les impressions à retenir de cette édition du congrès qui a eu lieu dans une Vienne quelque peu frigorifiée ? Notre équipe éditoriale a compilé une liste des cinq thèmes les plus importants.

Ci-dessus : Un dragon chinois tr√®s color√©, la pi√®ce ma√ģtresse de la zone de d√©tente dans le hall du congr√®s, repr√©sentait la Chine comme l'un des trois pays invit√©s pour cette √©dition 2018 de l'ECR. Ci-dessous : Une vague de froid exceptionnelle, surnomm√©e ¬ę le Monstre venu de l'Est ¬Ľ, est venue geler la surface du Danube lors de L'ECR 2018.Ci-dessus : Un dragon chinois tr√®s color√©, la pi√®ce ma√ģtresse de la zone de d√©tente dans le hall du congr√®s, repr√©sentait la Chine comme l'un des trois pays invit√©s pour cette √©dition 2018 de l'ECR. Ci-dessous : Une vague de froid exceptionnelle, surnomm√©e ¬ę le Monstre venu de l'Est ¬Ľ, est venue geler la surface du Danube lors de L'ECR 2018.

1. L'explosion de l'IA se ressent partout

Témoignant de l'intérêt accru pour l'intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la radiologie, l'ECR 2018 a proposé un contenu éducatif en rapport avec l'IA significativement plus important. Ceux qui ont fait le déplacement jusqu'à la très froide Vienne, ou suivi les événements en direct en ligne, ont pu assister à un vaste choix de discussions fascinantes sur des sujets d'ordre général ou à une pléthore de présentations sur les toutes dernières recherches.

Les experts ont soulign√© le potentiel de l'IA pour am√©liorer l'efficacit√© et la productivit√© des radiologues, leur permettant de faire face √† des charges de travail qui ne cessent de cro√ģtre. En prenant en charge les t√Ęches routini√®res r√©p√©titives et p√©nibles, l'IA peut √©galement permettre aux radiologues de disposer de plus de temps pour s'impliquer davantage dans les soins directs aux patients et travailler en plus √©troite collaboration avec les cliniciens. De nombreux intervenants pensent que le fait de pouvoir occuper un r√īle plus important dans l'√©quipe de soins cliniques sera b√©n√©fique aux patients et permettra d'assurer l'avenir de la sp√©cialit√©. Les r√©serves initiales dues aux sombres avertissements, principalement √©mis par des ¬ę sommit√©s de l'IA ¬Ľ en dehors du secteur m√©dical quant √† l'imminent remplacement des radiologues par l'IA, ont largement fait place √† l'enthousiasme suscit√© par les promesses technologiques qui permettront d'am√©liorer la radiologie et d'aider les radiologues, plut√īt que de les remplacer.

Il est important de souligner que l'IA ne se limite pas √† l'analyse des images. Les algorithmes bas√©s sur le deep learning (apprentissage approfondi) sont sur le point d'aider le processus d'imagerie m√©dicale dans son ensemble, y compris en r√©duisant les d√©lais de scannage, en diminuant les doses de radiation et en optimisant les protocoles d'imagerie pour les patients. De plus, le traitement enti√®rement automatis√© des images peut permettre une meilleure utilisation de l'imagerie quantitative, un outil essentiel pour la m√©decine personnalis√©e. L'IA peut √©galement permettre de d√©couvrir de nouveaux biomarqueurs d'imagerie, invisibles √† l'Ňďil nu.

L'IA peut pré-examiner des études d'imagerie pour alerter les radiologues de cas urgents nécessitant leur intervention et leur fournir une assistance dans leur processus d'interprétation. L'IA peut également aider à détecter et à catégoriser les maladies, par exemple en différenciant les nodules pulmonaires à la TDM, et peut mener à de nouvelles indications radiologiques, comme par exemple estimer le déclenchement d'un AVC ou prédire les chances de survie du patient.

¬ę Je suis convaincu que l'IA n'est pas une menace mais un outil que nous pouvons utiliser pour nous aider dans notre travail et pour obtenir de meilleurs r√©sultats ¬Ľ, a affirm√© le Dr. Bernd Hamm, le pr√©sident de l'ECR 2018, dans son discours de bienvenue aux d√©l√©gu√©s. ¬ę Le travail de radiologue n'a cess√© d'√©voluer par le pass√© et continuera de le faire √† l'avenir. Une chose est s√Ľre, la quantit√© de donn√©es que nous devons traiter augmente constamment. L'IA nous aidera √† g√©rer cette charge de travail et √† utiliser ces donn√©es de mani√®re optimale dans nos t√Ęches quotidiennes. ¬Ľ

Il subsiste cependant des d√©fis importants. Alors que le manque d'acc√®s √† de vastes et fiables ensembles de donn√©es pour l'√©laboration des algorithmes demeure le probl√®me le plus urgent √† r√©soudre, il existe √©galement d'autres questions √©pineuses comme ¬ę l'effet bo√ģte noire ¬Ľ de nombreux algorithmes bas√©s sur l'apprentissage approfondi et l'absence actuelle d'un √©cosyst√®me favorisant la cr√©ation, l'int√©gration et l'adoption d'algorithmes d'IA. Les algorithmes doivent √©galement √™tre int√©gr√©s au d√©roulement des op√©rations de radiologie et doivent √™tre test√©s dans diff√©rents h√īpitaux et sur les images produites par l'√©quipement provenant de diff√©rents fournisseurs, pour s'assurer qu'ils sont efficaces.

Il reste encore beaucoup de travail avant que l'IA ne puisse être utilisée de manière régulière dans la pratique clinique de la radiologie, mais l'heure est venue pour les radiologues d'adopter cette technologie. Un certain nombre d'intervenants a souligné l'importance d'interagir avec la communauté IA pour permettre de développer et de valider ces algorithmes, de même que pour s'assurer qu'ils s'appliquent aux meilleurs cas d'amélioration des flux de travail pour cette technologie.

Une chose est s√Ľre, avec cette nouvelle √®re de l'IA, le travail du radiologue ne sera plus le m√™me qu'avant. Comme l'ont soulign√© plusieurs intervenants √† l'ECR 2018, le radiologue utilisant l'IA remplacera probablement celui qui ne l'utilisera pas.

2. Le radiologues sont à l'avant-garde du changement

L'IA a fait √©cho au congr√®s comme un caillou jet√© dans la mare. Lors de toutes les s√©ances consacr√©es √† la mammographie, et m√™me √† d'autres sujets, l'IA a √©t√© mentionn√©e, souvent spontan√©ment. Refl√©tant l'anxi√©t√© actuelle provoqu√©e par cette nouvelle technologie se profilant √† l'horizon, la question sur les l√®vres de nombreux radiologues fut : ¬ę les robots vont-ils nous remplacer ? ¬Ľ Mais la r√©ponse cat√©gorique fut ¬ę non ¬Ľ.

¬ę Nous n'allons pas √™tre remplac√©s ¬Ľ, a assur√© le Dr. Elizabeth Morris, ancienne pr√©sidente de la Society of Breast Imaging et radiologue sp√©cialis√©e en mammographie au Memorial Sloan Kettering Cancer Center, √† New York. ¬ę L'IA va nous aider √† utiliser ces biomarqueurs pour obtenir de meilleurs r√©sultats, pour √™tre plus pr√©dictifs et pour mieux diagnostiquer nos patients. ¬Ľ

Les biomarqueurs auxquels elle fait r√©f√©rence sont tout ce qui peut √™tre mesur√© dans le corps ou dans les produits issus du corps, par exemple le rehaussement parenchymateux. L'une des raisons pour lesquelles les radiologues ne seront pas remplac√©s est leur r√īle dans l'utilisation de ces biomarqueurs, ce qui entre dans la g√©nomique, ou en d'autres termes, dans le s√©quen√ßage g√©n√©tique. Le Dr. Morris qualifie la p√©riode actuelle comme ¬ę l'une des p√©riodes les plus r√©volutionnaires en m√©decine ¬Ľ, ajoutant que nous sommes en pleine ¬ę r√©volution g√©nomique ¬Ľ car nous pouvons s√©quencer les informations g√©nomiques √† partir de tissus ou de sang. Ces informations fournissent aux radiologues une meilleure id√©e des patients √† risque de certaines maladies et √©galement du traitement requis pour certaines tumeurs. Les tumeurs sont souvent g√©n√©tiquement diff√©rentes les unes des autres, certaines font preuve d'une importante h√©t√©rog√©n√©it√©, d'autres non.

¬ę Ce concept d'h√©t√©rog√©n√©it√© intratumorale n'√©tait pas enti√®rement compris jusqu'au moment o√Ļ nous avons pu s√©quencer toutes les informations g√©n√©tiques des tumeurs ¬Ľ, ajoute le Dr. Morris. ¬ę Pourquoi est-ce important ? De nombreux traitements que nous prescrivons actuellement pour le cancer peuvent √™tre inad√©quats et il est possible que nous traitions la mauvaise anormalit√© g√©n√©tique. ¬Ľ ¬ę Les cancers sont malins, ils s'adaptent rapidement, c'est pourquoi certains m√©dicaments qui √©taient efficaces par le pass√© ne suffisent plus aujourd'hui ¬Ľ, ajoute-t-elle.

Les radiologues doivent comprendre ce qui se passe, pas uniquement d'un point de vue génétique mais également du point de vue du traitement, car cela les aidera à mieux interpréter les images. Cela permettra également aux radiologues de fournir des informations plus pertinentes dans leur contribution au processus thérapeutique général.

Points sensibles et vulnérabilités en matière de sécurité clinique 2016 : serveurs DICOM non sécurisés dans le monde. Image avec l'aimable autorisation du Dr. Oleg Pianykh. Image publiée initialement dans ECR Today le 3 mars 2018.Points sensibles et vulnérabilités en matière de sécurité clinique 2016 : serveurs DICOM non sécurisés dans le monde. Image avec l'aimable autorisation du Dr. Oleg Pianykh. Image publiée initialement dans ECR Today le 3 mars 2018.

¬ę Si vous imaginez le paysage dans les 20 prochaines ann√©es, et ce qui va propulser notre √©conomie, la plupart des activit√©s seront en rapport avec le Big Data, la g√©nomique, la cybers√©curit√©, les monnaies num√©riques, et c'est pr√©cis√©ment dans cet environnement que nous allons op√©rer en tant que radiologues ¬Ľ, ajoute-t-elle. ¬ę Il est tr√®s important que nous en comprenions la terminologie car notre sp√©cialit√© avance √† grands pas dans cette direction. Et parmi toutes les disciplines m√©dicales, nous serons probablement √† l'avant-garde de ce changement. ¬Ľ

3. Le gadolinium reste toujours très controversé

Quelques jours après l'ECR 2017, l'EMA (Agence européenne des médicaments) a recommandé la suspension de quatre produits de contraste à base de gadolinium (GBCA) utilisés pour les IRM en raison de préoccupations quant à la rétention du gadolinium dans le corps pendant plusieurs années après le processus d'imagerie. Les agents en question incluaient certains des produits de contraste les plus utilisés en imagerie médicale. Mais il est très rapidement apparu lors de l'ECR 2018 que cette question reste en suspens.

Dr. Alexander Radbruch, JD, d'Heidelberg et Essen en Allemagne. Photo Christof. G. Pelz.Dr. Alexander Radbruch, JD, d'Heidelberg et Essen en Allemagne. Photo Christof. G. Pelz.

La FDA a, pour sa part, pris une position diff√©rente quant √† l'innocuit√© des GBCA et il ne semble pas que les autorit√©s sanitaires am√©ricaines et europ√©ennes parviennent √† un consensus, comme l'indique Dr. Alexander Radbruch dans une interview vid√©o lors de l'ECR 2018. Le Dr. Radbruch, √† la fois radiologue et avocat, esp√®re sinc√®rement que des actions en justice comme celles intent√©es aux √©tats-Unis ne se produisent pas en Europe ; cependant, compte tenu de la mesure dans laquelle certaines associations mondiales de patients sont organis√©es de nos jours, ce sc√©nario ne peut √™tre exclu.

De nombreuses √©tudes sur la r√©tention de gadolinium sont actuellement en cours, mais cela pourrait prendre 10 ans ou plus avant de voir une publication de donn√©es fiables sur l'innocuit√©. D'ici l√†, rien ne sera r√©solu rapidement et les radiologues devront continuer √† rassurer les patients et √† r√©pondre √† leurs questions du mieux possible. Le Dr. Radbruch indique que certains patients, l√† o√Ļ il exerce √† Heidelberg et √† Essen en Allemagne, ont refus√© d'effectuer des IRM en raison de leur pr√©occupation quant √† leur innocuit√© et que ce type de situation va probablement se pr√©senter davantage √† l'avenir.

4. L'IRM sans gadolinium devient possible

Compte tenu des préoccupations quant à l'utilisation de GBCA, un nombre plus important de chercheurs examine actuellement la qualité diagnostique des images sans agent de contraste. Plus précisément, plusieurs intervenants lors de l'ECR 2018 ont présenté ce cas et par conséquent recommandé que les cliniciens envisagent de ne plus utiliser de GBCA pour certains IRM de suivi lorsqu'un diagnostic principal a déjà été établi. Les applications cliniques potentielles vont de la mammographie à l'imagerie de la tête et du rachis, à l'oreille interne et à certains examens pédiatriques.

Alors que l'IRM est considérée comme une technique d'imagerie éprouvée, les chercheurs continuent de trouver des moyens de faire progresser ses modalités. Des chercheurs italiens ont présenté une nouvelle IRM pondérée en diffusion pour les mammographies. Une image FOCUS (field-of-view optimized and constrained undistorted single-shot) permet d'identifier presque 85 % de lésions mammaires suspectes. L'accélération des techniques d'IRM permet désormais d'effectuer des scanners abdominaux en 10 minutes.

Prise lors d'un bref protocole, cette image pondérée en diffusion montre des métastases hépatiques évidentes chez un patient. Les lésions sont indiquées par des flèches. Image Dr. Thomas Lauenstein. Image publiée initialement dans ECR Today le 1er mars 2018.Prise lors d'un bref protocole, cette image pondérée en diffusion montre des métastases hépatiques évidentes chez un patient. Les lésions sont indiquées par des flèches. Image Dr. Thomas Lauenstein. Image publiée initialement dans ECR Today le 1er mars 2018.

L'IRM s'√©tend davantage √† la neurologie avec des applications dans le diagnostic de trouble cognitif l√©ger, de d√©mence et de maladie d'Alzheimer mais une √©tude continentale men√©e par l'ESNR (European Society of Neuroradiology) a mis en √©vidence une marge de manŇďuvre d'am√©lioration pour les cliniciens. L'√©tude a montr√© que de nombreux neuroradiologues ne sont pas tr√®s satisfaits lorsqu'il s'agit d'utiliser une technologie d'imagerie avanc√©e, des rapports structur√©s ou des √©chelles d'√©valuation visuelle pour diagnostiquer des troubles neurologiques, en partie parce qu'ils per√ßoivent ces outils comme n√©cessitant trop de temps ou simplement parce qu'ils qu'ils ne leur sont pas disponibles.

Refl√©tant l'influence croissante de l'IA dans le domaine de l'imagerie, une nouvelle appli d√©velopp√©e par des radiologues danois permet aux jeunes patients √Ęg√©s de 4 √† 9 ans √† mieux appr√©hender les scanners. L'appli communique avec les enfants √† un niveau cognitif avant le processus pour leur donner une id√©e √† quoi s'attendre.

5. Le Brexit, l'épine dans le pied

L'affiche de l'ECR 2019. Image avec l'aimable autorisation de l'ESR.L'affiche de l'ECR 2019. Image avec l'aimable autorisation de l'ESR.

Il est quelque peu ironique que le départ prévu du Royaume-Uni de l'Union européenne, tombe au même mois que l'ECR 2019 : en mars.

Le Brexit n'a quasiment pas figuré au programme scientifique de l'ECR 2018 mais le fait que le Dr. Hamm le mentionne dans son texte d'accueil aux délégués en première page de l'édition du mercredi de ECR Today, le quotidien publié lors du congrès par l'ESR (Société européenne de radiologie), est significatif.

¬ę Maintenant que le Royaume-Uni a vot√© sa sortie de l'UE, il est √©vident que cela affectera l'Europe et la Communaut√© europ√©enne ¬Ľ, √©crit-il. ¬ę Cela est regrettable, mais l'ESR et la communaut√© scientifique vont au-del√† de la politique et nous continuerons de renforcer et de d√©velopper la coop√©ration et les relations internationales. Le Brexit n'est pas une menace pour l'ESR, mais une opportunit√© de prouver que la science n'a pas de fronti√®res. ¬Ľ

Le conseil du Dr. Hamm est ¬ę keep calm and carry on ¬Ľ, bien que cela sera plus facile √† dire qu'√† faire au cours des ann√©es √† venir. Londres a d√©j√† perdu l'EMA (Agence europ√©enne des m√©dicaments) qui va d√©m√©nager √† Amsterdam, et les chercheurs britanniques vont √™tre s√©v√®rement frapp√©s par la perte des financements europ√©ens. Certains des plus √©minents scientifiques du pays sont susceptibles d'√©migrer vers l'Am√©rique du Nord et l'Australie, ce qui repr√©sente une perte d√©plorable pour l'Europe.

Dr. Nicola Strickland, de Londres. Photo Christof. G. Pelz.Dr. Nicola Strickland, de Londres. Photo Christof. G. Pelz.

Dans une interview vid√©o lors de l'ECR 2018, le Dr. Nicola Strickland, pr√©sidente du Royal College of Radiologists, a reconnu qu'il y avait un important risque que la radiologie au Royaume-Uni soit marginalis√©e au sein m√™me de l'ESR car son pays ne sera plus per√ßu comme ¬ę vraiment europ√©en ¬Ľ. Et ce n'est pas √™tre m√©lodramatique de sa part. Le Dr. Strickland compte sans aucun doute parmi les personnes les plus rationnelles, √©quilibr√©es et pos√©es dans le monde de la radiologie.

Le Royaume-Uni a √©t√© un contributeur tr√®s actif et important pour l'ECR et l'ESR pendant plus de deux d√©cennies en mati√®re de participants, d'intervenants et de mod√©rateurs lors des congr√®s, et notamment du fait du r√īle pr√©dominant de ses dignitaires, les docteurs Andy Adam, Helen Carty et Iain McCall. Mais la perspective d'avenir que le pays soit relay√© au plan secondaire semble bien r√©elle et regrettable. Il est impossible de dire √† l'heure actuelle si un autre Britannique occupera √† nouveau la pr√©sidence de l'ESR apr√®s le Brexit.

D'ici le d√©but de l'ECR 2019, la situation du Brexit sera bien plus claire mais en attendant, de nombreuses questions restent en suspens. Quelles sont les garanties que peuvent attendre les ressortissants de l'UE travaillant au Royaume-Uni ? Le dipl√īme europ√©en de radiologie (EDiR) sera-t-il toujours reconnu ? Le Royaume-Uni va-t-il quitter la Communaut√© europ√©enne de l'√©nergie atomique (Euratom) et mettre en p√©ril l'approvisionnement de radioisotopes et par cons√©quent la vie des patients ?

Il semble que l'épineux sujet du Brexit reste d'actualité pour les années à venir.

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